Blog-note
mardi 2 juillet 2013
Haine en vrac
C'était avant
C'était après
C'était il y a trois ans
C'est maintenant
Madame,
Je
vous hais comme je n’aurais jamais imaginé haïr quelqu’un, je vous hais pour
votre sourire bêta, pour votre médaille de la vierge, pour votre nom même qui
n’est pas vôtre, pour vos ternes cheveux frisés, pour vos sandales de Baden Powell
(eussiez-vous porté des escarpins je vous aurais haï pour cela) je vous hais
comme certains haïssent les juifs, les arabes ou les femmes mais moi pour une
raison unique, de m’avoir pris l’homme que j’aimais, rien de bien mirobolant
certes mais enfin je l’aimais justement pour cela. Je vous hais d’une haine
animale, inextinguible, très relativement injuste, très relativement car surfer
sur des sites de rencontres « sérieuses » (ou de cul) risque de vous
faire pêcher des prétendants qui vous racontent qu’ils sont seuls, si seuls, (c’est
terrible), séparés (presque, flou artistique) ou que leur bonne
femme est… (re flou artistique, en gros, une mégère)… alors que recto verso ils
lui assurent qu’elle est le soleil qui illumine leur vie, qu’ils ne peuvent
vivre sans elle… et que votre histoire, à supposer qu’ils la lui aient avouée
(parfois, forcés, trois ans après) n’est qu’un trompe temps sans aucune importance
relié à la solitude ou à une relation difficile avec elle (!) qui les peine
tant, (là, il faut les plaindre, sortez les mouchoirs) en somme c’est de sa
faute à elle sinon jamais ils n’eussent…
etc..
Je
vous hais parce que vous baisez avec lui alors qu’il ne le peut avec moi,
forcément le préservatif n’est pas son truc, et, indépendamment des risques de
maladies (surtout lorsque l’on s’amuse sur ce genre de sites) j’ai une certaine
répugnance à voir une bite qui a trempé la veille dans un autre vagin ou bouche tenter de s’insinuer
telle que dans le mien, de même qu’on ne prête pas sa brosse à dent à moins de
l’avoir fait tremper dans de la javel puis passée au micro onde, ce qui avec
une bite n’est pas facile quoique ça me donne des idées. Je vous hais d’avoir
accepté ou suggéré ? avec empressement, après qu’il eût brûlé sa maison
car il est distrait, qu’il vienne poser ses valises chez vous et de l’avoir ainsi
engagé comme permanent lorsqu’il n’était que vacataire. Je vous hais d’avoir
saccagé ma vie avec une aimable désinvolture ou par calcul, d’avoir dix ans de moins
que moi (en eussiez-vous eu dix de plus, je vous haïrais sans doute pour cela..
quoique cela m’aurait peut-être donné l’espoir que vous mourriez avant moi) et
par ricochet en partie celle de mes enfants qui peinent presqu’autant, même si
j’ai longtemps caché cette souffrance au point de ne même plus venir à Paris, de
loin, elle était atténuée.
Je vous hais de ce que j’ai été formatée par une hussarde noire à la longanimité et de m’être crue plus forte que je ne pensais ; il faut se méfier des philosophes, des héros, de ceux qui se mettent à la place des autres, toujours, s’oubliant eux-mêmes, de ceux qui disent « ce n’est pas sa faute, c’est sa mère qui l’a conduit à haïr les femmes (ou plus exactement à la fois à les mépriser et à en avoir peur) car elle conditionnait son amour à sa ‘réussite’ en tout ce qu’il ne voulait ou ne pouvait pas réussir. Habitué à une pose permanente, un bluff, des cacheries constantes de ses failles… pour espérer être aimé quand il aurait pu l’être malgré ou à cause de celles-ci, sa vie est une vie de chien ou d'équilibriste en somme... une femme qui lui a aussi répété ‘méfie toi des femmes elles n’en veulent qu’à ton argent’ -qu’ils n’en aient plus eu du tout n’avait aucune importance, elle faisait de l’auto allumage-… »
Je vous hais de ce que j’ai été formatée par une hussarde noire à la longanimité et de m’être crue plus forte que je ne pensais ; il faut se méfier des philosophes, des héros, de ceux qui se mettent à la place des autres, toujours, s’oubliant eux-mêmes, de ceux qui disent « ce n’est pas sa faute, c’est sa mère qui l’a conduit à haïr les femmes (ou plus exactement à la fois à les mépriser et à en avoir peur) car elle conditionnait son amour à sa ‘réussite’ en tout ce qu’il ne voulait ou ne pouvait pas réussir. Habitué à une pose permanente, un bluff, des cacheries constantes de ses failles… pour espérer être aimé quand il aurait pu l’être malgré ou à cause de celles-ci, sa vie est une vie de chien ou d'équilibriste en somme... une femme qui lui a aussi répété ‘méfie toi des femmes elles n’en veulent qu’à ton argent’ -qu’ils n’en aient plus eu du tout n’avait aucune importance, elle faisait de l’auto allumage-… »
Oui,
il faut se méfier de ceux qui disent encore, « ce n’est pas sa faute, elle
a dû croire ce qu’il lui a raconté ou suggéré (car il ment par suggestion, là c’est
un as) » ou encore « ce n’est pas la faute de sa mère qui a été
mariée (plus exactement vendue mais avec son accord empressé) à un homme qui
avait le double de son âge avec pour job unique mais pesant de lui pondre fils sur
fils, (elle n’en a fait qu’un hélas) » un fils qui devait devenir à son
tour le chef et qu’elle considérait comme son mari à condition qu’il le méritât et elle plaçait la barre assez haut.
Ce n’est peut-être pas sa faute, celle du pauvre promu malgré lui, celle de la
femme au sourire couillon des sites de rencontre genre « dame avec maison
de campagne cherche monsieur avec permis de conduire, situation en
rapport » mais c’est moi en bout de chaîne qui morfle et ça, non. PLUS JAMAIS. Revenir
à Paris où je n’avais pas remis les pieds depuis plus de 4 ans a été un
électrochoc : la vision du réel n’est pas identique à son
évocation discrète, l’imaginaire floute les détails trop cruels, les
images vraies frappent à la gueule comme un marteau.
Je vous hais surtout [vous dont la mission est d'expliquer aux cas sociaux comment vivre avec 500 E/mois !! (lien)..] du superbe appartement où vous vivez (au tarif HLM si j’ai bien compris) dans un quartier que j’ai toujours considéré comme mien (eussiez vous habité ailleurs et eussiez-vous été militante, ce n’aurait pas été la même chose)... quand moi je vis (un choix en un sens, si l’on peut dire, j’écrirais plutôt un choix obligé, mais cela est une autre affaire qui ici n’a qu’une place évocative) dans une maison où je me chauffe au bois (je le coupe etc..) et où je n’ai actuellement pas d’électricité, où je vais puiser l’eau (glacée) au puits etc… cela n’est rien, mes ancêtres cévenols l’ont toujours fait et je ne suis pas mieux qu’eux au contraire… mais une maison où, lorsqu’il arrive (car il vient ou plutôt venait malgré tout) il m’agonit souvent de palinodies cruelles (il lui est impossible de vivre ainsi, dans une telle merde -exact, relativement- il ne comprend pas comment moi je le peux, je suis dégueulasse, il a besoin d'un minimum etc..) furieux parfois au point d’avoir demandé une fois, le premier soir de son arrivée, d’être raccompagné (puis au téléphone, recherché car souvent il varie).. Forcément, lorsque je vois ce que vous lui offrez, fût-ce au prix d'une double forfaiture, et ce que moi je peux lui donner, il n’y a pas photo comme on dit aux courses. Ma terre est belle cependant, ce doit être ce qui le motive, plus l’amour (sait-il seulement ce qui le motive ?) qu’il prétend éprouver pour moi (?) mais ça… car il ne ment pas vraiment, il y a simplement pour lui autant de vérités que d’instants, c’est juste à sa convenance, à son désir, pour obtenir satisfaction, et cela peut changer d’une seconde à l’autre car son désir aussi varie, il me voit, il m'aime, mais alors follement, ("je serai toujours à tes côtés") et la seconde d'après, il appelle pour le TGV; cela ne le gêne en rien de me déclarer son amour puis de « rentrer » comme il dit (chez lui en somme, c'est-à-dire chez vous) juste après… et re belotte le lendemain… C’est cela que j’ai vécu ces jours-ci et qui a outrepassé mes forces sans que je le prévoie, comme un coureur de fond claque d'infarctus au bord de la ligne d'arrivée. Si je rêve de vous dézinguer, c’est pour ne plus souffrir autant, un peu moins seulement.
Je vous hais surtout [vous dont la mission est d'expliquer aux cas sociaux comment vivre avec 500 E/mois !! (lien)..] du superbe appartement où vous vivez (au tarif HLM si j’ai bien compris) dans un quartier que j’ai toujours considéré comme mien (eussiez vous habité ailleurs et eussiez-vous été militante, ce n’aurait pas été la même chose)... quand moi je vis (un choix en un sens, si l’on peut dire, j’écrirais plutôt un choix obligé, mais cela est une autre affaire qui ici n’a qu’une place évocative) dans une maison où je me chauffe au bois (je le coupe etc..) et où je n’ai actuellement pas d’électricité, où je vais puiser l’eau (glacée) au puits etc… cela n’est rien, mes ancêtres cévenols l’ont toujours fait et je ne suis pas mieux qu’eux au contraire… mais une maison où, lorsqu’il arrive (car il vient ou plutôt venait malgré tout) il m’agonit souvent de palinodies cruelles (il lui est impossible de vivre ainsi, dans une telle merde -exact, relativement- il ne comprend pas comment moi je le peux, je suis dégueulasse, il a besoin d'un minimum etc..) furieux parfois au point d’avoir demandé une fois, le premier soir de son arrivée, d’être raccompagné (puis au téléphone, recherché car souvent il varie).. Forcément, lorsque je vois ce que vous lui offrez, fût-ce au prix d'une double forfaiture, et ce que moi je peux lui donner, il n’y a pas photo comme on dit aux courses. Ma terre est belle cependant, ce doit être ce qui le motive, plus l’amour (sait-il seulement ce qui le motive ?) qu’il prétend éprouver pour moi (?) mais ça… car il ne ment pas vraiment, il y a simplement pour lui autant de vérités que d’instants, c’est juste à sa convenance, à son désir, pour obtenir satisfaction, et cela peut changer d’une seconde à l’autre car son désir aussi varie, il me voit, il m'aime, mais alors follement, ("je serai toujours à tes côtés") et la seconde d'après, il appelle pour le TGV; cela ne le gêne en rien de me déclarer son amour puis de « rentrer » comme il dit (chez lui en somme, c'est-à-dire chez vous) juste après… et re belotte le lendemain… C’est cela que j’ai vécu ces jours-ci et qui a outrepassé mes forces sans que je le prévoie, comme un coureur de fond claque d'infarctus au bord de la ligne d'arrivée. Si je rêve de vous dézinguer, c’est pour ne plus souffrir autant, un peu moins seulement.
Il
faut se méfier des parfaits ou des gens qui visent la perfection, des
héroïques, de ceux qui comprennent tout, qui se croient plus forts que la mort, lorsque
la soupape saute, la pression accumulée est énorme. Qui veut faire l’ange etc..
Ce n’est de la faute de personne, oui, mais la pauvre conne (c’est ce que je
suis) a changé, comme il m’a dit, bouleversé, (et là c’est sûr, il était sincère)
« ce n’est plus toi ! Redeviens toi ! S'il te plaît!» et en effet ce n’est plus
moi et ça ne le sera jamais plus. « Moi » est morte définitivement, et
avec elle 25 ans de ma vie, c’est en quelque sorte un assassinat rétroactif de
moi qui s’est accompli, que j’ai vu s’accomplir en quelques secondes. « Moi »,
celle d’avant, celle qui l’a aimé malgré ou à cause de quelques problèmes
(impossibles à cacher ceux-là) que j’ai contribué à résoudre (en partie), qui a
ensuite subi son indifférence, un mari virtuel toujours ailleurs pour « ses
affaires », c’est à dire celle de sa « famille », de sa mère, au
Brésil et qui l’avais averti que j’avais besoin tout de même de « plus »,
plus de présence, plus d’amour. Il balayait ces « jérémiades » d’une forte
formule « sois raisonnable, voyons, j’ai MA famille, mes immeubles, je ne
puis les occulter, c’est comme ça, (sous entendu c’est à prendre ou à laisser) »…
jusqu’à ce que je
rencontre un homme que j’ai aimé et quitté tant sa douleur était immense (celle
de Didier le fut tout autant)… et là, soudain, comme c’est
curieux, il s’est mis à me coller, famille, immeubles, locataires, procès, pffftt, fini !
Jusqu’à qu’à nouveau etc… car il est fort ingrat, le bien qu’on lui a fait, la
supportation stoïque de certains problèmes siens (pas minces), une fois ceux-ci
résolus, est oubliée, du reste ses problèmes mêmes n’ont jamais existé ;
tel un poussah il redevient le bluffeur habitué au baisage de bottes, on croirait même
qu’il vous en veut alors, peut-être de trop bien le connaître et éventuellement
de parler, lorsqu’on bluffe, ça peut vous péter à la gueule, c'est toujours emmerdant.. Cela génère angoisse et problèmes. Pas d'amis, ou alors des gens exceptionnels, juste des relations, voire des courtisans (ça il adore). L'ennui est qu'il confond souvent. Il m'a écrit récemment que si je continuais, j'allais finir par le perdre (!) Sans rire. Même actuellement, il est un cadeau qu'il faut mériter.
D’où
ma fuite… et vous-même. Enfin, vous-même, je ne sais pas. En tout cas c’était bien avant ma fuite je pense,
(au fond, je ne sais pas trop, il ment avec un tel brio) une Elizabeth (?) également, car je crois qu’il y en eut plusieurs ; je les avais numérotées pour
faciliter, il y avait Elizabeth 1 ; Elizabeth 2 et Elizabeth 3.. mais
peut-être était-ce la même, la démultiplication des Elizabeth n’ayant été
qu’un leurre pour que je croie à des histoires minimes, ça je ne sais pas et au
fond je m’en fous? Oui la pauvre conne qui l’a tiré d’un pétrin et ensuite
s’est vue mise au rebut, et cela plusieurs fois de suite, qui a quitté un homme
qu’elle aimait aussi (et l’a broyé pour le préserver lui, le plus fragile des deux) à présent, a
changé ; je vous hais tous deux comme jamais et je ne vous lâcherai ni
l’un ni l’autre jusqu’à vous pourrir la vie comme vous avez pourri la mienne.
Je
n’ai certes pas votre entregent (j’imagine qu’il en faut pour vivre où vous
vivez au tarif HLM et de surcroît prendre des locataires) ni votre âge (en fait
j’ai 10 ans de plus je suppose, peut-être plus car sur les photos vous ne faites pas plus de 45 ? ans et j'en ai 65) ni certainement votre force (je ne puis, moi,
marcher très longtemps et cela depuis toujours, une sciatique actuellement
accentuée par un travail physique assez lourd ou reliée à l’hérédité) mais j’ai
une force bien plus grande et effroyable (pour moi) celle du désespoir où vous
m’avez conduite et celle-là, est irréfragable. C’est vous qui me l’avez
insifflée. (Je laisse la faute.)
Bien
à vous, comme on dit.
L'écart d'âge entre conjoints, une domination consentie
Voir l'excellente étude de Michel Bozon (lien) "L'écart d'âge entre conjoints, une domination acceptée". Statistiquement, en Occident, un homme de 55 ans qui se réapparie [traduisez qui largue -plus ou moins- ou est largué (souvent c'est un peu la même chose, une femme partant parce qu'elle ne peut faire autrement) son épouse de 3 ans plus jeune, c'est à dire de 52 ans, la ménopause] choisit une femme plus jeune de 6 ans, donc de 44 ans. La compagne de mon ex est plus jeune que lui de 10 au moins, mais il est d'origine arabe où l'écart est de 10 ans: il est donc parfaitement dans les statistiques, du moins pour cette seconde union. Il ne l'était pas pour sa première puisque l'écart d'âge entre conjoints est nettement supérieur à 3 ans dans les pays arabes. J'étais donc proportionnellement "âgée" par rapport à ce que j'aurais dû être; en un sens, c'est réconfortant. La socio, il n'y a que ça de vrai. Pas de culpabilité, pas de "je ne faisais pas bien le ménage" pas de "je n'étais pas assez ceci.. ou trop cela... je n'utilisais jamais la crème machin ni le gel bidule anti cellulite ni même ne me teignais les tifs", que dalle, c'est juste les stat. Vive Durkheim !
(Lien avec "les femmes qui acceptent des hommes plus âgés déjà en couple.")
(Lien avec "les femmes qui acceptent des hommes plus âgés déjà en couple.")
Madame Transparence à l'assemblée
Alléluia, la transparence est en marche : il y a une déontologue à
l’Assemblée nationale. Une vraie, enfin!
Elle s’appelle Noëlle Lenoir, elle a CV long comme le bras et dispose d’un petit bureau au bout d’un couloir, dans une annexe. Elle n’est pas surchargée de travail : elle vient un jour par
semaine (à quel tarif?) n’inspecte pas, n’enquête pas, ne publie pas de rapport, non, elle est juste à l’écoute des chatouillements de conscience des
députés inquiets (ou demandeurs de conseils pour pouvoir continuer à acter dans des eaux troubles?) On lui demande rendez-vous, elle reçoit, conseille, (mmm, on aimerait savoir quels conseils elle donne) en toute discrétion. Mais le meilleur est à la fin. Le projet
de loi sur la transparence porte sur les conflits d’intérêts des
députés dont plus précisément la question cruciale depuis
le cas Copé : un député peut-il être en même temps avocat d’affaires ? On ne sait pas ce qu’en pense Noëlle Lenoir. La
journaliste de Libé, Charlotte Rotman, ne le lui a pas demandé, prudente. Mais en
revanche, l'article livre une information importante, à tomber sur le cul : que fait Noëlle
Lenoir, les quatre jours de la semaine où elle n’est pas déontologue-transparence à
l’Assemblée ? Et bien, vous ne le croiriez pas, elle est avocate d’affaires dans un cabinet parisien,
Kramer Levin Naftalis & Frankel. Non, ce n’est pas un gag. "Son
profil, qui mêle service public et exercice dans le privé, est jugé
comme un atout par l’équipe de Claude Bartolone",
écrit sans rire Rotman, qui ajoute " Noëlle Lenoir en est moins sûre, de son propre aveu. Mais nul ne réclame son départ." (On est mieux gardé par un cambrioleur que par un curé évidemment -quoique l'exemple du curé soit peut-être mal choisi-). On relit la phrase. On pense qu’on l’a mal lue. Mais non. Noëlle
Lenoir spécialiste de la transparence à temps (très) partiel à l'Assemblée est avocate d’affaires. Vivement qu’elle aille
consulter un autre spécialiste des conflits d’intérêts. Il paraît qu’il en
existe un, au bout d’un couloir... lui, banquier évidemment, on ne peut moins.
dimanche 9 juin 2013
L'Ecole Normale d'Aix en Provence, en 63, un vivier de sacs de noeuds bien serrés
En
réalité, l'école "Normale" (ou du moins celle-ci) n'avait pas vocation à former des institutrices et rares étaient les élèves qui avaient vraiment le désir de le devenir. Elle recrutait (achetait serait plus juste) des jeunes filles démunies et bosseuses, parfois des cas sociaux, dont les familles ne
pouvaient assumer la scolarité au delà du brevet (après la troisième).. Après le concours, si elles avaient été reçues, elles se trouvaient
emprisonnées pour trois ans (de 15 à 18 ans) afin de pouvoir étudier
jusqu'au baccalauréat.. (un exemple de notre total isolement, nous avons appris la mort de Kennedy un jours après!) Et ensuite, il fallait payer l'addition de tous ces repas (excellents certes) gratuits: elles étaient logiquement contraintes de devenir institutrices
toute leur vie, qu'elles le veuillent ou non... ayant en quelque sorte été "achetées" par l'Institution
qui les avait nourries, logées et instruites en lieu et place de leurs leurs parents. Jusque là, le deal est quasi normal même s'il confine à un abus de situation (un enfant n'ayant pas le droit de donner son assentiment à un tel marché, les parents qui s'engageaient à leur place disposaient donc d'eux comme des propriétaires d'animaux, ce qui est un peu limite*.) Mais le pire était qu'elles étaient ensuite interdites d'étudier à l'Université, même si leurs résultats étaient excellents. C'était une sorte
d'esclavage infantile tout à fait toléré bien que, à y regarder de
près, illégal. "Vous ne vous appartenez plus à présent, vous appartenez à
l'Education Nationale et vous n'avez donc pas le droit de tomber
malades ou de faillir" nous avait dit la prof de math la première semaine,
ulcérée de nous voir assises sur une balustre ventée assez haute. Peu
après je tentai de me suicider. Juste pour montrer que j'étais libre.
C'est ainsi que je parvins à m'échapper de cette prison... comme
seulement une sur 70 détenues que nous étions.
.
Dans ces établissements ou du moins celui-là, les filles étaient en général issues de ce que l'on appelait les "troisièmes spéciales" des Cours "Complémentaires" (maintenant dits "collèges" ou CEG); après la troisième "normale" et le brevet, au lieu d'aller au lycée en seconde (leurs parents ne pouvant pas le leur permettre dans la plupart des cas) elles préparaient exclusivement le concours pendant un an... qu'il leur fallait impérativement obtenir, (sinon tout était perdu, les "spéciales" ne tenant en aucun cas lieu de seconde.) A Aix, rares étaient celles provenant de lycées "normaux"; dans la promo où je fus brièvement, j'étais la seule. Une telle "origine" était assez mal vue, des filles comme de certains profs "maison" car il s'agissait d'une anormale bifurcation d'un cursus qui devait conduire au bac les élèves de milieu bourgeois ou assimilé (ce changement de cap étant souvent relié à des problèmes familiaux graves et inattendus, ce qui était mon cas)... Nous avions ainsi pris la place de celles qui l'auraient davantage mérité.. et, pire encore (pour les profs maison) démontré l'inutilité des "spéciales" auxquelles elles tenaient tant, donc la supériorité des lycées (réelle, mais sous omerta.) Ce fut mon cas.
.
Dans ces établissements ou du moins celui-là, les filles étaient en général issues de ce que l'on appelait les "troisièmes spéciales" des Cours "Complémentaires" (maintenant dits "collèges" ou CEG); après la troisième "normale" et le brevet, au lieu d'aller au lycée en seconde (leurs parents ne pouvant pas le leur permettre dans la plupart des cas) elles préparaient exclusivement le concours pendant un an... qu'il leur fallait impérativement obtenir, (sinon tout était perdu, les "spéciales" ne tenant en aucun cas lieu de seconde.) A Aix, rares étaient celles provenant de lycées "normaux"; dans la promo où je fus brièvement, j'étais la seule. Une telle "origine" était assez mal vue, des filles comme de certains profs "maison" car il s'agissait d'une anormale bifurcation d'un cursus qui devait conduire au bac les élèves de milieu bourgeois ou assimilé (ce changement de cap étant souvent relié à des problèmes familiaux graves et inattendus, ce qui était mon cas)... Nous avions ainsi pris la place de celles qui l'auraient davantage mérité.. et, pire encore (pour les profs maison) démontré l'inutilité des "spéciales" auxquelles elles tenaient tant, donc la supériorité des lycées (réelle, mais sous omerta.) Ce fut mon cas.
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*Mes parents par exemple, dont la situation matérielle était précaire (du moins le redoutaient-ils, bien que très vite ce ne fut plus le cas) refusèrent que je démissionne : mon admission imprévisible les ayant soulagés d'un grand poids, plus question pour eux de le ré endosser ensuite. J'étais ainsi assurée d'avoir un travail sûr, une chance rare dans la conjoncture etc etc.. Je ne pus jamais faire entendre ma voix, de quelque manière que je m'y pris, même après avoir clamé partout.. jusqu'à la Directrice, qu'en aucun cas je ne voulais devenir institutrice. Hypocrisie banale "ce n'est pas grave, vous changerez, la vocation, cela s'acquiert" (!) Après ma tentative de suicide, un appel au secours plus qu'autre chose mais j'étais groggy, ce fut la débandade, l'école refusant d'en assumer la responsabilité finalement me paya une thérapie qui me remit d'aplomb en deux séances et surtout je quittai enfin ce lieu. Ce fut pourtant la fin, un peu en accélérée, de mon enfance (car jusque là j'avais plutôt eu de la "chance" -relativement, si je compare aux détresses que j'y découvris-). J'avais ouvert les yeux sur le monde -le monde réel- dont j'ignorais tout et ne l'ai jamais oublié.
vendredi 7 juin 2013
Esclavage infantile... en France en 63
Parce que parfois il est plus facile
d'écrire dans une autre langue..
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| "Catharsis", gallery "Archétype", HL |
![]() |
| "Childhood" |
"Special school for teacher training", Aix en Provence, 15 years old
[In fact, a school for "poor" young girls (whose families could not allow them to study normally in high school) who, after a competition, if they were received !! were sentenced to 3 years of prison (from 15 to 18 years) to have the right to study and, after their "high school diploma" (baccalauréat)… were forced to become teachers of primary school all their life... (they want or not was the same... as if they had been "bought" by the Institution which had housed and fed them during 3 years).. and forbidden to go to University, even if their results were excellent. A kind of child slavery, quite tolerated (although, if you look closely, illegal). "You are not your owner now, but you belong to "National Education" and don't have the right to get sick" told us a mathematic teacher the first week. Shortly after, I commit suicide. Just to show their I was free. So I managed to escape from this prison.. as only one on 70 "detainees".]
[In fact, a school for "poor" young girls (whose families could not allow them to study normally in high school) who, after a competition, if they were received !! were sentenced to 3 years of prison (from 15 to 18 years) to have the right to study and, after their "high school diploma" (baccalauréat)… were forced to become teachers of primary school all their life... (they want or not was the same... as if they had been "bought" by the Institution which had housed and fed them during 3 years).. and forbidden to go to University, even if their results were excellent. A kind of child slavery, quite tolerated (although, if you look closely, illegal). "You are not your owner now, but you belong to "National Education" and don't have the right to get sick" told us a mathematic teacher the first week. Shortly after, I commit suicide. Just to show their I was free. So I managed to escape from this prison.. as only one on 70 "detainees".]
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| Adulthood |
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| Old age |
mardi 4 juin 2013
dimanche 2 juin 2013
Loïc Libert, le soldat blessé lors de la fusillade à Montauban (affaire Mohamed Merah)
Sa mère et sa compagne, un exemple
de courage extraordinaire!
.. depuis les événements de Montauban qui ont fait en tout 7 morts dont trois enfants d'une école juive. Quelques mystères sur le parcours chaotique du tueur (pas si invraisemblable que cela semble, cf "Noces kurdes -lien-*"): il aurait voulu s'engager dans l'armée, (a été refusé) puis dans les renseignements (où il aurait été accepté -?-), serait parti en Afghanistan (sans problème au passage des frontières -donc peut-être sous couverture-) et ensuite, de retour en France, peu surveillé ou peu efficacement malgré son séjour à l'étranger -ce qui s'explique s'il était un agent-... et, après le siège de son appartement par le GIGN, a été trouvé avec un gilet pare balles de la police. Un infiltré -et pour quelles besognes?- ensuite retourné? Qu'il aurait fallu faire taire ?
* Il n'est pas rare dans des pays où la guerre (réelle ou larvée) fait rage entre ethnies proches (souvent instrumentalisées par des puissances étrangères ou nationales).. il n'est pas rare que des jeunes (parfois issus des deux ethnies ennemies car le racisme -de part et d'autre- n'empêche pas les amours entre des gens qui se côtoient tous les jours) que des jeunes oscillent (surtout s'ils se sont engagés adolescents) d'une cause à l'autre, c'est à dire d'un extrémisme à un autre; ils sont alors recrutés (par l'un ou l'autre des deux camps) puis retournés, recrutés encore etc... et souvent finissent mal (tués ou dans le grand -ou petit- banditisme voire à leur "compte".) Ce fut le parcours du héros de "Noces Kurdes" et sans doute celui de Mérah.
* Il n'est pas rare dans des pays où la guerre (réelle ou larvée) fait rage entre ethnies proches (souvent instrumentalisées par des puissances étrangères ou nationales).. il n'est pas rare que des jeunes (parfois issus des deux ethnies ennemies car le racisme -de part et d'autre- n'empêche pas les amours entre des gens qui se côtoient tous les jours) que des jeunes oscillent (surtout s'ils se sont engagés adolescents) d'une cause à l'autre, c'est à dire d'un extrémisme à un autre; ils sont alors recrutés (par l'un ou l'autre des deux camps) puis retournés, recrutés encore etc... et souvent finissent mal (tués ou dans le grand -ou petit- banditisme voire à leur "compte".) Ce fut le parcours du héros de "Noces Kurdes" et sans doute celui de Mérah.
vendredi 31 mai 2013
mardi 28 mai 2013
vendredi 24 mai 2013
mercredi 22 mai 2013
Les lendemains qui déchantent !
".. tout ce qu’on nous disait sur le communisme était mensonge, mais le pire c’est que tout ce qu’on nous a raconté sur le capitalisme est vrai".
Boycottez Mango!
Plus de 1000 personnes sont mortes dans l'effondrement de
l'immeuble de confection Rana Plaza au Bangladesh. Dans ce bâtiment insalubre, les
sous-traitants de grandes marques de prêt-à-porter comme Mango, produisaient
des vêtements dans des conditions inhumaines.
Choquée par ce drame et par la passivité de Mango, "qui
s'est contenté d'un communiqué lapidaire pour se dégager de toute
responsabilité", les comédiennes Sonia Rolland et Aïssa
Maïga ont lancé une pétition sur Change.org. Elles réclament à Mango “toute la
transparence sur la fabrication de ses produits et un bilan social détaillé de
ses usines”. Pour elles, alors que l'indignation est à son comble, une
mobilisation massive des citoyens et des consommateurs conduira Mango à agir de
façon responsable "face aux fournisseurs qui pratiquent l'esclavage moderne"
au détriment des travailleurs.
vendredi 10 mai 2013
Non lieu requis pour Worth et de Maistre
Que l'épouse du Ministre du travail (Woerth) ait été engagée à prix d'or comme collaboratrice par Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune Bettancourt, par ailleurs donateur de premier plan pour la campagne présidentielle de Sarko, (et ensuite décoré par le ministre du budget -!- de la légion d'honneur) ne POSE STRICTEMENT AUCUN PROBLÈME AU PARQUET DE BORDEAUX. Qu'on se le dise, il y a parfois dans la vie des coïncidences extraordinaires.
La société de gourous, castes et sous castes dans un groupe social restreint
Dans un groupe social restreint (et même en général) fréquentations et "solidarités" s’exercent au sein de castes étanches : lorsque l’un d'eux déroge ou surroge (moins en ce
cas), on démolit une structure de générations et générations qui "satisfait" -relativement- exploités et exploiteurs (complexe de Stockholm d’un côté, évidence logique
de l’autre) structure qui semble pérenne, naturelle, indestructible. (Or en réalité cette structure est fragile.) Si bien que les exploités de "caste"
qui ne se défendent pas eux-mêmes (sans quoi ils ne le seraient pas) ne vont
pas aider ceux qui les défendent.. (j'entends les aider à les défendre) que leurs exploiteurs, eux, vont dézinguer (y compris s'il appartiennent à la même
caste qu’eux).
Dans
une certaine mesure, on n’aide que ceux qui s’aident eux-mêmes*, fût- ce sans
succès, fût-ce seulement qui le tentent. Se trouver en
première ligne, sous deux feux opposés, c’est ce qui arrive lorsque l’on
aide ceux qui ne s’aident pas. A cela s’ajoute que les exploités de caste s’expriment souvent avec d’innombrables digressions et omissions rendant la compréhension de leur
discours pénible. Conclusion implicite: on n'aide que ceux qui peuvent plus ou moins renvoyer l’ascenseur. Cela aussi est normal : les exploités de caste
(disons pour simplifier les "sans caste") semblent souvent décevants: maladroits, ils considèrent parfois
que seuls ils méritent l’attention sans avoir l’idée que
cela puisse provisoirement être l’inverse, surtout lorsqu'en raison
même de leur lutte en leur faveur, certains se trouvent aux prises avec leurs pairs qui
ne leur pardonnent pas leur "trahison". Aider quelqu’un qui s’aide
est facile, aider quelqu’un qui sans s’en rendre compte aide son exploiteur est difficile.
Les
sans caste maintenus dans cette situation au départ par l’école (les
orientations après le CM2 ou la 5ième s’effectuent en fonction de la
caste de l’élève et non de son niveau, orientations contre laquelle les parents
ne protestent que rarement, -si le prof le dit c’est que c’est vrai, lui il
sait-) sont de fait dirigés vers des professions sans avenir voire vouées au
chômage et leur instruction sommaire ne les armera pas pour la lutte pour
de meilleures places, bien au contraire, elle les "armera" (!) pour des travaux non qualifiés. L’école est ainsi une machine de
reproduction des inégalités, un outil de
conversion réversible de caste en diplôme et de diplôme en caste.
Tout
est verrouillé : car de surcroît les sans caste, au-delà de
l’instruction et la "culture" qui leur fera défaut, n’auront pas acquis les codes
sociaux tout aussi importants, postures, discours, logos : ils
seront ainsi handicapés pour leur "réussite".. même en cas
d’exception, par exemple des surdoués qui sont passés entre les mailles, ou malgré leur manque de diplômes, pourraient parfaitement réussir à sauter
de leur caste. La survalorisation paradoxale du diplôme et de la réussite
sociale les fonde aussi à la crédulité vis à vis de ceux qui les possèdent (alors
même qu’ils sont souvent conscients d’avoir été injustement empêchés
d’étudier.) Un prof, un avocat, voire même un huissier, un policier, n’importe
qui en imposant, en bluffant parfois, en fait, SAVENT, croient-ils : eux,
non. Mais surtout ils ont rarement l’idée de se renseigner eux-mêmes :
inutile puisqu’il y en qui savent. Souvent, ils n’ont pas davantage l’idée que l’on puisse
volontairement les tromper, profiter de leur ignorance (normale en
bien des cas, mais qui peut être aisément palliée), que l'on peut les dévaloriser pour les
maintenir dans leur situation ; la morale qu’on leur a inculquée
les amène à croire que tous se conduisent avec la même la probité qu’eux.. y
compris lorsque tout démontre le contraire.
Il
est remarquable dans les cas extrêmes que ce défaut de connaissance (de lecture et de manipulation) des
codes les conduise à se fier à qui manifestement les exploite (peu ou prou) et,
pire, se défier de ceux qui les soutiennent. Ayant dérogé, ceux-là se sont "abaissés".. et de fait, pour eux, ne sont pas plus fiables qu’eux-mêmes ;
le défaut de confiance en eux des sans caste s’étend à ceux qui les côtoient. C’est ainsi qu’ils identifient souvent à rebours amis et ennemis,
se défiant des premiers et se soumettant aux seconds ; ceux-ci en jouent, dézinguant
leurs soutiens et leur faisant croire à un isolement qui n’en est pas un. Se
méfiant ainsi de tous, fragilisés, ils seront contraints d’accorder leur
confiance seulement à ceux… qui les exploitent, ceux qui précisément les ont conduits à se méfier de
tous (sauf d’eux évidemment) : un gourou,
(parfois un époux) ou plus généralement des "spécialistes"..
payants. La société de caste est une société de gourous.
Leur
code de référence est le paternalisme, jamais l’égalité. Ce défaut d’évaluation
(même purement pragmatique) des gens et des situations aboutit parfois à
des situations cocasses : tout ceux qui les touchent étant dévalorisés, quand les "autres", même
aimables (relativement) mais plus lointains sont portés aux nues, l’un d’eux, parlant
à ami proche (auteur connu) lui dira au sujet d’une relation
hautement appréciée (quelqu’un qui en fait se sert de lui et qui, malgré la faiblesse de sa situation, lui en
impose au maximum)… qu’il est resté très "simple" malgré tout (!)…
et, lorsque l’ami observera que l’autre lui semble un imbécile prétentieux, il s’entendra
répondre "mais c’est qu’il est tellement sollicité qu’il se méfie au
début mais après, quand on le connaît.. et puis il a fréquenté des
milieux très élevés dans son pays alors c’est normal que par rapport à d’autres
etc.." (!) Inversion des "importances sociales", ici, le cas est fréquent.
Une
famille que ces castes : où parmi les "enfants", l’un choisit
les sciences, la philosophie, l’art, l’autre, le droit, la politique ou les
affaires (le tout se superposant la plupart du temps).. famille qui va se retrouver soudée en cas
de pépins (du reste rares car la caste en général met les siens à l’abri) et donc
se défendre efficacement… tandis que dans l’autre, on "opte" (en
fait, on est contraint d’opter) pour des tâches de faible qualification
(générant un sentiment fautif d’échec, d’impuissance et d’isolement) où en cas
de pépins (fort nombreux et parfois dramatiques car pour eux, tous les coups sont permis) on se retrouve désarmé contre
l’exploiteur. Dans le système, tous savent qui ils peuvent brimer impunément… et qui
ils ne le peuvent sans y perdre plus de plumes qu'acquérir de bénéfices… Les premiers sont au
premier rang, les autres à l’abri. Tout est d’abord "dans la tête",
dans ce sentiment fautif d’isolement, d’impuissance et de peur. Car la loi est
en principe bien faite et souvent efficace (il demeure que cela dépend des
juges et que parfois ceux-ci, faisant parti de "la" caste, peuvent
agir en fonction des intérêts de celle-ci.) Ce n’est pas le cas général.
Le paradoxe est que parfois la surestimation de ceux qui les aident, chez les sans caste, va de pair avec leur trahison involontaire, c’est même un cas assez fréquent. Ainsi lorsque le combat est "gagné", ou en voie de l’être, certains, qui ont cependant bénéficié autrefois peu ou prou de ces interfaces têtes de bélier, peuvent se désintéresser de la "suite" de leur bagarre… tout en affichant une admiration (sincère !) pour eux. Ils ont plongé, se sont mouillés, ("ça" a marché, ouf).. mais se sont enrhumés… On ne va pas leur tendre une serviette pour autant. Ils sont tellement admirables qu’ils n’en ont pas besoin. Quant à participer à un autre combat (pour une autre affaire) à quoi bon ? ils sauront bien s’en sortir seuls, ils l’ont prouvé. De là à les trahir (c’est rare mais cela arrive) il n’y a qu’un pas. A présent que leur propre affaire est réglée, c’est chacun pour soi. Conclusion : aider quelqu’un qui ne s’aide pas, est-ce s’en faire un ennemi ? Non, mais c’est parfois devenir une statue sur piédestal dans un jardin exposée à toutes les intempéries, ce qui n’est guère plus enviable.
Le paradoxe est que parfois la surestimation de ceux qui les aident, chez les sans caste, va de pair avec leur trahison involontaire, c’est même un cas assez fréquent. Ainsi lorsque le combat est "gagné", ou en voie de l’être, certains, qui ont cependant bénéficié autrefois peu ou prou de ces interfaces têtes de bélier, peuvent se désintéresser de la "suite" de leur bagarre… tout en affichant une admiration (sincère !) pour eux. Ils ont plongé, se sont mouillés, ("ça" a marché, ouf).. mais se sont enrhumés… On ne va pas leur tendre une serviette pour autant. Ils sont tellement admirables qu’ils n’en ont pas besoin. Quant à participer à un autre combat (pour une autre affaire) à quoi bon ? ils sauront bien s’en sortir seuls, ils l’ont prouvé. De là à les trahir (c’est rare mais cela arrive) il n’y a qu’un pas. A présent que leur propre affaire est réglée, c’est chacun pour soi. Conclusion : aider quelqu’un qui ne s’aide pas, est-ce s’en faire un ennemi ? Non, mais c’est parfois devenir une statue sur piédestal dans un jardin exposée à toutes les intempéries, ce qui n’est guère plus enviable.
Cela
explique la désolidarisation, parfois, des exploités (y compris lorsqu’ils font
parti de castes intermédiaires) : un tel qui par exemple a besoin d’une
attestation (un petit hiérarque ayant obstrué illégalement une fenêtre sienne
afin d’agrandir sa surface constructive) se la verra refuser alors même que tous
s'en souviennent parfaitement.. mais si un (seul) accepte, il
arrive que s’ensuive de sa part.. une mise à distance avec celui-ci! Paradoxal ? Non :
celui qui en a bénéficié se verra souvent proposer quelque avantage s’il renonce
à son droit, et s'il y consent, c’est l’attesteur
qui prendra le feu à sa place (sans même qu’il ne le sache ou ne s'en doute). En ce cas, oui, aider
quelqu’un (ou plutôt la justice) c’est, non pas s’en faire un ennemi, mais
perdre un ami.
Il n'en demeure pas moins qu'il faut le faire.
* Ainsi un huissier ayant refusé d'assigner en référé une mairie et constatant qu'un confrère l'avait fait observe-t-il "qu'il avait sous estimé Mme X." (la personne qui voulait assigner la mairie)... ce qui signifie clairement qu'il avait cru avoir affaire à quelqu'un de fragile (donc qu'il refusait d'"aider", en le cas il ne s'agissait même pas d'aide mais de devoir professionnel) mais qu'à présent qu'il se rendait compte de son erreur, tout était changé. CQFD.
Il n'en demeure pas moins qu'il faut le faire.
* Ainsi un huissier ayant refusé d'assigner en référé une mairie et constatant qu'un confrère l'avait fait observe-t-il "qu'il avait sous estimé Mme X." (la personne qui voulait assigner la mairie)... ce qui signifie clairement qu'il avait cru avoir affaire à quelqu'un de fragile (donc qu'il refusait d'"aider", en le cas il ne s'agissait même pas d'aide mais de devoir professionnel) mais qu'à présent qu'il se rendait compte de son erreur, tout était changé. CQFD.
lundi 6 mai 2013
samedi 4 mai 2013
Le cercle, huissiers, avocats, notables, (experts parfois)...
Tous les clips sur la Cèze à Molières sur Cèze (lien)
Raticides danger (lien)
Le cas Michelle Ribot, succinct (lien)
Raticides danger (lien)
Le cas Michelle Ribot, succinct (lien)
Ainsi vont certains huissiers..
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Ainsi vont certains avocats
Ainsi vont certains huissiers..
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mercredi 1 mai 2013
vendredi 26 avril 2013
Cévennes, servage pas tout à fait aboli!!!
Un scoop aujourd'hui : le temps du servage n'est pas révolu! Contrairement à ce qui est dit partout et parfois même écrit, le château actuellement restauré à grand renfort de subventions* et de sueur de bénévoles, donc avec notre argent, ne sera jamais la propriété du village ou de la région.
Le contrat de bail mentionne explicitement qu'au terme du bail, il
reviendra à ses propriétaires avec tous les aménagements qui y auront
été effectués, et de surcroît ceux-ci n'auront en fait aucune réelle
obligation vis à vis de la Commune comme c'est d'usage (visites
gratuites ou dont les bénéfices vont à part égale à la région et à
lui-même) aucune réelle obligation autre que de laisser le site "ouvert" au public
sans précision (notons que si les propriétaires décident d'y faire des chambres d'hôtes
top niveau, un restaurant, une galerie d'art etc... le lieu sera
considéré comme ouvert au public.) Servage pas aboli (lien) !
*Alors que dans le village les égouts se déversent... comme vous savez (voir articles suivants ou http://sosceze.blogspot.fr)
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