Blog-note

samedi 19 janvier 2013

Crimes de masse et bensodiazépines

D'après Georges Imbert*

L’être humain est un territoire sacré. Personne n’a le droit d’y pénétrer. Toute intrusion, sans l’accord de l’intéressé, sous quelque prétexte que ce soit, constitue un viol. Chacun est libre, par nature, de disposer de son corps, de son esprit et de son âme, selon sa volonté. Ce droit est imprescriptible.

Connecticut

Au fur et à mesure que les heures passent et que les circonstances de l'effroyable tuerie [de Newtown] apparaissent le portrait psychologique du tueur se dégage. Et les causes, la dangerosité des armes à feu. Oui mais.. Pendant qu'une trentaine de personnes dans une école du Connecticut, dont de très jeunes enfants, tombaient sous les balles du tireur fou, en Chine avec un simple couteau un autre tueur faisait une vingtaine de victimes également parmi des enfants ! La liste est longue : Francis Holmes, Madame Lhermitte (5 enfants égorgés), Dormier (18 morts), à Solliès-Pont (16 morts) à Tours (5 morts), en Norvège (76 morts), en Vendée le Dr Becaud (5 morts) etc… le nombre des tueries en France est très impressionnant et les armes utilisées ne sont pas toujours les mêmes. [Il est évident qu'avec une arme de guerre on peut tuer plus qu'avec un simple couteau, et qu'il faut interdire l'accès et la prolifération de ces outils de mort.] Mais un point commun qui n’échappera pas aux épidémiologistes, tous les drames cités et bien d'autres ont été commis sous l'emprise du Valium Roche ou d'un "tranquillisant ou somnifère" anxiolytiques de la même classe. "Le Prix du bien être" ! Pour ma part, depuis plus de 20 ans après mon propre drame familial, je pose la question : le Prix du bien être des populations par des prescriptions d'anxiolytiques autorise-t-il la mise à mort programmée de tant de victimes parfois très jeunes ? (Lien avec "les médicaments qui vous veulent du mal".)
Georges Alexandre Imbert Président de l’AAA-VAM
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*CONTROVERSE: le drôle de jeu de M. Imbert (Le Parisien)

Georges Alexandre Imbert, président de l'Association d'aide aux victimes des accidents de médicaments était-il totalement désintéressé lorsque lundi dernier il réclamait des négociations "à l'amiable" avec le laboratoire Servier afin d'obtenir des indemnités pour les victimes du Mediator? Conflit d'intérêt? L'association qui traite actuellement 1000 dossiers réclame à chaque patient qu'elle défend un pourcentage sur les indemnités qu'il percevra. Dans le document d'adhésion, on peut lire "l'adhérent donne l'ordre irrévocable au cabinet d'avocats ou aux assureurs chargés de régulariser la transaction de virer au compte bancaire de l'Aaavam 5% du montant de l'indemnité allouée au titre du dédommagement". Concrètement, si les mille dossiers se soldent en moyenne par 100 000 € d'indemnités chacun, l'association empochera 5 millions d'euros, une pratique qui fait bondir l'UFC Que choisir par Alain Bazot : "C'est inacceptable, tout le montant du préjudice doit aller aux victimes. Les associations doivent être financées par leurs cotisations". Georges Imbert, répond "qu'il ne touche pas un centime personnellement. Mais a besoin d'un peu d'argent pour les frais de procédures, de déplacement et de secrétariat". Mais "le problème, c'est que M. Imbert a une relation privilégiée avec Jacques Servier, qui le manipule, peut-être à son insu" accuse un avocat. Celui-ci admet leur "proximité" depuis qu'Isabelle Servier sa fille a tué son mari en 1999 (elle a bénéficié des circonstances atténuantes, le tribunal ayant estimé qu'elle avait agi sous l'emprise de benzodiazépines produits par la firme suisse Roche.) "Isabelle Servier avait rejoint mon association avant son procès. Sur le conseil de l'avocate de Servier, j'ai effectivement été cité comme expert à son procès et dénoncé le danger de ces médicaments. Si cela a pu l'aider, j'en suis fier", explique Georges Imbert qui a connu un drame similaire, le suicide de son fils par défenestration après la prise de la même classe de médicaments, à l'origine de son combat.

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