Blog-note

samedi 17 novembre 2012

L’AYRAULT PORT DE NOTRE DAME DE VINCI. VINCI VINCETUR (VINCI SERA VAINCU)

  D'après "Dazibaoueb (lien)"

Cette année voit le nième forum européen contre les les GPICC [Grands Projets Inutiles -ou utiles juste pour abreuver quelques requins... et parfois totalement abandonnés une fois achevés comme ce fut le cas de ce mega-aéroport en Espagne de 1 milliard d'Euros sans aucun trafic (lien)!] Imposés Coûteux et saccageurs... à Notre Dame des Landes, près de Nantes. Par un certain groupe Vinci (lien avec la sémantique du mot) (!) qui a déjà un palmarès judiciaire international à faire rêver tout vampire qui se respecte:  

Vinci vincetur (Vinci sera vaincu)

 LGV en Pays basque et à Manchester-Londres, autoroute trouant la forêt de Khimki en Russie, méga-complexe de casinos et d’hôtels d’Euro Vegas en Espagne, la gare ferroviaire géante de Stuttgart en Allemagne, centres d’extraction du gaz de schiste, centre d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure, destruction du parc d’Hellinikon en Grèce... Les délices du partenariat public-privé, ces chantiers ne sont qu'un moyen pour des multinationales de pomper allègrement notre argent, une poule aux œufs d’or pour les vampires entreprises de BTP dont les budgets explosent aux rythme des malfaçons. Du plus au moins, de la version Pyramide à celle Pissotière de Pagnol, le principe est le même.

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 VERSION CLOCHEMERLE (LIEN)


Entrée de Molières sur Cèze
Accès à pied au village (arrêt des bus scolaires), dangereuse car par endroits trouée

  Note: cela se voit à tous les niveaux, version pharaonique ou version Clochemerle, seuls les budgets diffèrent, exemple dans des villages en complète déshérence (lien) où "on" décide, non de restaurer la rue principale dont la décrépitude poignante donne envie de fuir, non de réparer un remarquable monument issu de l'histoire minière du pays, une passerelle empruntée tous les jours par de nombreux enfants pour se rendre à l'arrêt du bus scolaire.. mais de construire à prix d'or... à l'orée (!) un rond-point quasiment d'autoroute censé desservir.. une voie d'accès étroite et sinueuse à une "banlieue" de quatre ou cinq maisons et un village plus haut. [Pour les indigènes, autant dire un échangeur d'autoroute à l'orée du chemin de la Roque ou un pool de parcmètres à Bonnevaux.] Le mixte fond public-intérêts privés donne des résultats savoureux.

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 L’aéroport de Notre Dame des Landes, idem, en plus énorme : inutile et dévastateur, un gouffre financier engloutissant au minimum 3 milliards d’euros de note argent, le sacrifice et le bétonnage de près de 2000 hectares de terres agricoles, d'une centaine d’exploitants et de plusieurs centaines d’emplois, une menace pour le bocage, la biodiversité et les zones humides... il n'a d'autre but que d'offrir à Vinci la construction et l’exploitation d’un aéroport de trop -celui qui existe à Nantes est largement sous utilisé- alors que le réchauffement climatique exige de réduire le transport aérien.

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Le 29 septembre, les ouvriers de l’automobile qui défendaient leurs emplois étaient gazés par les forces de "l’ordre" et le 16 octobre, pour défendre les intérêts de Vinci, une répression violente est menée par 1200 policiers contre les habitants de la ZAD (zone d'aménagement différé, rebaptisée Zone A Défendre): dans une démocratie socialiste, rien ne change, la population et l'environnement sont sacrifiés aux intérêts privés. Le saviez-vous? Ayrault, qui, avant d’être premier sinistre, a été maire de Nantes pendant 23 ans est le principal instigateur du projet. 

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Mais le pouvoir, en lançant cette attaque policière, a sous-estimé la solidarité qui s’est développée ces derniers mois. La répression a soudé les occupants de la ZAD, des jeunes qui produisent de manière collective et solidaire, a créé de multiples liens avec la population locale, avec les militants parce qu’ils s’engagent, avec les agriculteurs parce qu’ils nous nourrissent, avec les habitants parce qu’ils y vivent. Comme au Larzac, les solidarités locales, nationales et internationales affluent, Notre Dame des Landes devient un symbole de la convergence des luttes, un mouvement dépassant l’opposition au seul projet d’aéroport.

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 C'est l’ensemble des politiques d’infrastructure qui doivent être confrontées aux besoins des populations -leur but principal si on y regarde bien, mm?- par des actions communes au nucléaire, à l’énergie, à la gestion des déchets, aux parcs d’entreprises, aux zones commerciales, à l’urbanisme et à l’organisation des territoires en général. Et ça marche ! VINCEMUS VINCI (nous vaincrons Vinci).

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UN EXEMPLE DE LUTTE VICTORIEUSE 

DANS LES CÉVENNES, UN BULL QUI A SOUFFERT

  Un barrage qui ne fut pas (à la Borie)

 
Un barrage controversé écologiquement auquel on a échappé, ou quand les Cévennes se réveillent (paysans, écolos, protestants et yourtaos réunis, -avec le soutien de politiques et non des moindres, notamment Michel Rocard-) ! Un bull qui a souffert. Explosé dès son arrivée, le sinistre engin prêt à tout saccager est devenu ensuite panneau indicateur*. Un coup d'Abraham Mazel sans doute, pas un tendre, ce camisard un peu allumé, fort mécontent qu'on ait tenté de "noyer" sa  maison familiale...

Maison d'Abraham Mazel
 ... un chef camisard légendaire qui, après un "songe" le lui ordonnant, délivra avec quelques compagnons seulement les prisonniers de l'abbé du Cayla, le Claus Barbie du roi révocateur de l'édit de Nantes... qui fut proprement occis je ne vous dis pas comment [ils étaient très fâchés]... exploit improbable qui parmi les huguenots lui valu et lui vaut encore vénération à l'égal d'un Saint depuis des siècles. Inexplicable jusqu'à présent. L'Esprit les aurait guidés ? soit, en ce cas, on ne peut que s'incliner devant les faits. Plus vraisemblablement un état d'amok, ce qui du reste ne dit rien de plus si ce n'est qu'en certaines circonstances extrêmes, on peut en effet être capable de performances physiques ou mentales normalement impossibles à l'exemple récent de ce jeune type qui, à poings nus, a réussi à sortir sa femme et son gamin d'une voiture qui coulait.. en défonçant le pare brise ! ce que les pompiers font en principe mais avec un outil puissant genre masse et rarement du premier coup. 



Le barrage eût enfoui sous l'eau sa maison devenue lieu de culte et de pèlerinage, saccagé le paysage, éliminé quelques espèces protégées (les hérons cendrés, des castors et quelques plantes médicinales rares etc) et fait courir un risque à toute la vallée**, ne servant à rien pour écrêter les crues car, hideux, il n'aurait jamais pu être rempli ; sa seule justification était de fournir du travail à une entreprise ayant terminé ses chantiers dans la région en panne de contrats. C'est un écolo allemand résidant dans les Cévennes qui eut l'idée de ce gonfalon fait de plaques d'alu légères serties sur un filin invisible tendu d'un sommet à l'autre, scintillant dans le soleil, se mouvant au gré du vent, disparaissant et réapparaissant de manière féérique comme si les lettres étaient inscrites dans le ciel, changeant même de couleur au couchant... Une merveille réalisée avec des bouts de ficelles pour presque rien.

Épilogue : les hérons cendrés pullulent, magnifiques, la maison d'Abraham Mazel est toujours lieu de commémoration et de culte, et les castors se portent bien.

 *Le bull ne fut jamais remonté et servit de panneau indicateur, "avertisseur" serait plus juste.
** Un document d'étude mentionnait savoureusement qu'en cas de rupture "les populations en aval étaient PEU NOMBREUSES" (!!) Pas beaucoup de ploucs donc qui eussent fait plouf en cas de malheur. Article (lien)

mercredi 31 octobre 2012

Petites arnaques entre "amis"


Une histoire qui met mal à l'aise. 

Je reçois dans ma galerie d'art contemporain, à une heure de creux (13 h) un gus bien sous tout rapport qui semble s'intéresser aux œuvres, il le fait intelligemment, ça sonne vrai.. Puis il engage la conversation sur le mode intello disert et aimable, en le cas sur la religion -je lui ai dit que j'étais prof de philo- protestant, fervent lecteur de métaphysique et un peu dissident, son discours est assez au point, plein d'humour etc... Il en profite pour s'asseoir et je lui propose un café. 

Il est aussi un sportif (plongeur sous marin) et affirme-t-il, est venu à un congrès. Son âge ? Difficile à évaluer, la grande quarantaine; il est à la fois passe partout et hors norme, intéressant, cultivé. Puis il s'en va ou fait semblant car sur le pas de la porte, m'annonce qu'il vient aussi pour un "cercle" car il veut gagner un peu d'argent et il est sûr de son coup," de l'argent, on peut difficilement s'en passer même si on n'y attache pas d'importance, n'est-ce pas?" et il ajoute en riant "c'est la multiplication des pains", j'éclate de rire mais il a réussi à m'intriguer. 

Qu'est-ce qu'un cercle? Il m'explique alors que c'est très simple, avec une mise de 100 E on intègre un cercle de trois dans lequel l'argent est en commun, (chacun a aussi versé 100 E)... à charge pour les membres de recruter également une personne qui va intégrer le cercle et du coup en faire "sortir" celui qui l'a recrutée avec 300 E. et ainsi de suite. J'objecte qu'encore faut-il trouver des gens prêts à donner 100 E comme ça, sans garantie, et que démarche est déplaisante. Lui dément puisque ce n'est pas pour faire perdre mais GAGNER de l'argent qu'on démarche des potes, c'est en somme pour leur rendre service, du reste, il me demande si je veux bien faire partie d'un qui ne fonctionne pas encore très bien. Je lui fais remarquer que le gain pour le recruté est hypothétique mais pour le recruteur, réel, et que cela est gênant. Je lui demande de revenir -pour réfléchir à son histoire-... 

C'est en fait une arnaque : il faut toujours recruter de plus en plus, exponentiellement, et on a vite fait le tour de relations, amis, puis de la région entière. Oui m'objecte-t-il à notre second rendez-vous mais c'est exactement le principe des banques sauf que là c'est vous le banquier qui gagnez. Pas faux mais je rétorque que le banquier "vole" ses clients, certes légalement, et ici cela revient au même sauf que les "clients" ne sont que trois au départ. Par exemple je lui demande comment on sait que un tel a été recruté par un tel : ne peut-il y avoir des barons exploitant des naïfs? Ces fameux "cercles bloqués" qu'il a maladroitement déplorés, ne sont-ce pas tout simplement des gogos qui n'ont pas réussi à en trouver un autre et/ou qui ont été piégés par des faux recruteurs de leur cercle qui agiraient de ça de là pour pomper 300 E à chaque fois ? Visiblement la question l'embarrasse et il se découvre soudain un rendez-vous urgent. "Vous n'êtes pas obligée de tout savoir ni de le dire" me lance-t-il toutefois avant de partir, légèrement; en d'autres termes, il me propose de faire partie des filous (?)

Peu de temps après, c'est moi qui le contacte car je subodore encore d'autres dessous cachés et ne me trompe pas, apparemment il a eu maille à partir avec la justice, et ô stupeur, avec un aplomb dont je ne croyais capables que des tueurs professionnels, joue les étonnés, non, il ne me connaît pas, il ne voit pas qui je suis, ce que je veux dire, qu'est-ce que c'est que ces histoires de cercles? il ne m'a jamais vue, je dois rêver (?) ou le confondre (!) d'ailleurs, c'est simple, il revient d'un voyage à l'étranger etc.. Hallucinant, un comédien hors pair. A savoir.

lundi 22 octobre 2012

Femmes, accouchement, douleur, controverse, mortalité


Corse, la maffia, les proc et les magistrats


La mafia ne connaît pas la crise par IRIS-FRANCE

Fabrice Rizzoli : en France, les affaires ne sont jamais menées jusqu'au bout parce que les procureurs sont nommés par l'exécutif. (Sous entendu lorsque les implications deviennent trop importantes, ils ne donnent pas suite... sous entendu tous les politiques sont peu ou prou mouillés?). En Italie, les procs sont nommés par le syndicat de la magistrature et... ça va mieux ! La France serait mise à ,l'index par les Tribunal international service anti maffia pour cette fâcheuse particularité. Voir son livre. "Petit dictionnaire énervé de la maffia."

Privatisation, EDF, les aléas, robots et publicité, des sous des sous !

 Du côté des couillons


Au delà de la pollution, des risques etc.. au quotidien, restriction de budgets, suppression d'emplois, chômage, technologie, robots.. voici le résultat côté couillon -client-. Anecdote.

Avez-vous tenté de joindre les services EDF pour une banale affaire qui aurait dû prendre au max 5 minutes ? le numéro indiqué sur votre facture vous renvoie, ô stupeur à.. de la publicité pour des "partenaires", isolation, panneaux solaires, travaux (!) de manière d'ailleurs aléatoire, tantôt un tantôt un autre -je l'ai fait plusieurs fois- ... et lorsque ça s'arrête enfin, à un site internet www- EDF "où vous pourrez trouver tous les détails concernant votre compte bla bla bla".. Mensonge éhonté nous allons voir. Sur les pages jaunes, idem, mais c'est un autre numéro dont on vous avertit qu'il est facturé après le "bip" à X centimes, plus x la minute, renseignez-vous auprès de votre opérateur etc etc.. "bip" qui se déclenche tout de suite bien que vous n'ayiez personne en ligne et d'ailleurs malgré une attente un peu longuette, vous n'aurez personne donc rien -sauf le coût de la com-.  

Go, furax sur le site, qui vous apprend tous les événements passionnants sur l'actu EDF, merveilles dont vous vous foutez.. Vous cherchez en bas "contact".. ce qui vous envoie à un formulaire d'envoi de mail mais sans adresse de réceptionnaire, vous le remplissez tout de même et hop, un message surgit "votre alerte a bien été enregistrée" (!) couic, sauf que je n'alertais pas mais ça me donne des idées.

En désespoir de cause, car vous êtes inventif et coriace, vous faites le numéro... du service de presse! bien visible, lui, en bas (!) que vous obtenez au quart de tour, un classique.. où vous dit qu'on ne s'occupe que de contacts avec les journalistes (sous entendu pas des ploucs) fort de quoi vous annoncez en tirant un peu sur la vérité -"auteur" plutôt mais baste- votre profession et là, aimable, on vous indique enfin un vrai numéro.. gratuit celui-là, à condition d'avoir votre "code client", que par chance vous avez... et au bout d'une attente -moins longue que la première avec le numéro surfacturé- un "conseiller" certes sympa -sis par exemple dans les Ardennes alors que vous êtes dans le Midi mais bon- vous renseigne enfin. Bilan : 2 h d'énervement, x euros pour des prunes, alors qu'avant au numéro du bureau toujours inchangé vous aviez immédiatement le gus que souvent vous connaissiez avec le renseignement souhaité

Déshumanisation tragique, imaginez là dedans une personne âgée, un "non connectée" un peu perdu, un qui ne sait pas lire ou mal, un presbyte, un pas futé... comme tous plus ou moins. La société infléchit ses habitus en privilégiant une caste: 1 connectée ; 2 jeune ; 3 instruite et dégourdie, et 4 au fait des nouvelles technologies. Exclusion et exploitation de tous les autres. Et du reste même des premiers mais moindrement.

Question : les pubs qui défilent sont-elles le fait d'EDF qui sous-traiterait certains services moyennant profit car c'est une manne que ces couillons -tout le monde est plus ou moins client d'EDF- qui veulent un renseignement, un raccord, donner les chiffres de leur compteur, faire une réclamation..? Ont-ils été hacqués? Et le numéro sur facturé qui apparaît en premier? Is fecit cui prodest. Un opérateur se serait-il inflitpour son plus grand profit? Le nombre de gens qui appellent/ jour doit être pharamineux et comme l'attente est longue, le bénéf idoine? Mais je dois avoir mauvais esprit sans doute.  

samedi 20 octobre 2012

Appel au comité de soutien de Chantal à Billy Chevannes



Chantal Jeux, 60 ans, 10 vaches, seule à la tête d'une ferme peu mécanisée dans la Nièvre, et des voisins.. chic et choc caviar-Jaguar. Portrait (HL).
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Photos tirées du blog de Billy-Chevannes (lien)
Qu'est devenue Chantal 3 ans après?
 

Beaux paysages certes mais le quotidien..


Le corps du délit, des cacas, mais oui !
Un grand classique, ils ont construit leur piscine juste à la limite de leur propriété c'est à dire à côté du "tas" et exigent à présent que Chantal l'enlève car c'est in-sup-or-ta-ble.



Une brouette, c'est vachement pratique.




mercredi 17 octobre 2012

Un bon coup de rigolade, merci ! on le lirait dans une bande dessinée, ça paraîtrait too much. (Génial le coup du "OK je te rappelle!" de Boutefeux, ministre.. de l'Intérieur (!) qui téléphone à son pote..  en garde à vue!) Entre les affaires de braguettes mal étanches, de pied léchés, de ministre cul nu courant se réfugier chez ses gardes du corps avec sa femme aux trousses qui casse tout derrière dans la "suite" (elle l'a pincé avec un bel éphèbe dans le pieu et pas en train de lui exposer sa politique extérieure, ou disons si l'on veut) et à présent, moins rock and roll, le "OK je te rappelle", c'est toute une culture finalement que nous offre la casse politique française au cours de scénar à rebondissements palpitants. Une image mon cher qui se dégrade un peu plus chaque jour.. http://risquecensure.blogspot.com

mardi 16 octobre 2012

L'inverse du piratage dont on parle beaucoup, le "copyfraud", plus grave, dont on ne parle jamais


D'après l'article de Pierre-Carl Langlais (Rue 89, lien)

Le copyfraud est la fausse déclaration de possession d’un contenu tombé dans le domaine public ; la prétention à lui imposer des restrictions d’utilisation illégales ; à le privatiser en arguant de la détention d’une copie ou d’une archive de ce contenu ; à prétexter d'un nouveau support* [daily motion, youtube] pour le diffuser à son bénéfice et en interdire le "copyright." [Jason Mazzone, juriste américain].

On n'en parle jamais et pourtant il est plus grave, ses victimes sont infiniment plus nombreuses et il est bien plus répandu que le viol d'un copyright. Ici, il ne s'agit pas de X volant Y en s'attribuant indument revenus et mérite de son œuvre -de toutes façons monnayée- mais de transformer un contenu gratuit accessible à tous -soit public, soit que les auteurs ont voulu tel*- en contenu payant, en le "réservant" et/ou en l'exploitant pour soi. Ce n'est donc pas un simple vol entre "vendeurs" de culture mais plutôt un biopiratage (lien). Cela s'apparente aussi à l'accaparement d'un bien commun de l'humanité (lien), à la main basse sur des lieux publics juteux (lien) historiques, panorama, bords de rivière etc.. par des riverains désireux de s'en réserver -vénalement ou non- le profit. Peu sanctionnés : parfois le saccage qui va souvent avec a même l'aval des Conseils Généraux inconscients du dommage, les filous prétendant les "valoriser" pour se prévaloir ensuite de l'interdiction illégale de ceux-ci au public (lien) donc s'en octroyer la possession. Nous connaissons tous des "copyfraudeurs" ayant rendu inaccessible un lieu voire un monument en saccageant puis barrant un chemin communal qui le dessert ou en l'enserrant illégalement dans leur terre de sorte que le seul accès passant désormais par leur propriété, ils puissent exiger du visiteur-promeneur un "péage" sous forme de clientélisme forcé -repas, œuvres d'art-.. lieux qui parfois sont ensuite définitivement fermés, l'ouverture étant conditionnée à celle des commerces souvent saisonniers ou de la résidence. Parfois sans qu'il soit question de profit financier mais seulement de confort perso.
 
Un bâtiment historique enclos par un privé, ici sans but vénal
 Notons que parfois ce type de manip est aussi le fait des Conseils généraux lorsqu'ils restaurent un bâtiment historique par le biais d'associations, l'endroit auparavant libre d'accès devenant alors semi-privé voire interdit à tout outsider.. à moins de "réserver" pour des "repas", "locations", spectacles ou autres prestations vénales non souhaitées (lien) mais rendues obligatoires si on veut visiter.

Or, si la chasse au copyright est un sport couru, le copyfraud lui, passe à l'as [et souvent ce sont de grands médias qui le pratiquent] .. en raison d'un vide juridique stupéfiant et révélateur : concrètement, le domaine public est moins protégé que le domaine privé et le délit de copyfraud ou attribution frauduleuse de droit d’auteur d'un contenu public ne donne lieu à aucune pénalité explicite. Cela débouche sur un effet pervers: si vous publiez à titre vénal un livre, une revue, un article dans un média ou si vous le vendez vous-même, vous serez protégé du piratage en justice... mais si vous choisissez de le diffuser gratuitement par quelque moyen que ce soit (net, fanzine etc..) vous serez sans défense si quelqu'un s'attribue indument votre contenu, en tire bénéfice, et de fait en restreint la diffusion à quelques happy few argentés.* Cela revient à contraindre un créateur de mettre ses œuvres sous copyright, c'est à dire à faire de la création un business obligatoire, et va à l'encontre du principe, sur le "net" notamment, de l'accès à tous, gratuitement, à des contenus, qui favorise la recherche et, justement, la création!* Car la loi reconnait avant tout le préjudice financier [or là rien n'a été "volé" puisque l’œuvre rapportait pas un sou à son créateur] : le principe est implicitement que ce qui est gratuit ne vaut rien. Ce devrait être au "consommateur" de porter plainte car il lui a été indument imposé de payer pour une prestation en fait gratuite.. mais qui le fait? Les spécialistes du copyfraud disposent en général de moyens de diffusion importants, pas les créateurs, et plutôt que de chercher des heures, un coup de carte bleue, c'est fait -en général les sommes exigées sont minimes, mais répétées, l'affaire est juteuse-. Notons que c'est seulement lorsqu'elles sont importantes qu'on a des procès, selon le même principe qu'un "vol" ne compte que s'il est conséquent, même si bout à bout il rapporte beaucoup. Encore un vide juridique français, les class actions n'existent pas.


Mais ce n'est pas tout. On en arrive parfois à des situations cocasses où un plaignant est obligé de se prévaloir d'un "copyright" (indu, peut-être, et risible, sûrement) c'est à dire d'un copyfraud, pour en éviter un autre ou ce qu'il allègue l'être!.. Autrement dit, un copyfraud peut en cacher un autre. Un cas épineux et burlesque..

 Une œuvre vieille de 17 000 ans peut-elle faire l'objet d'un copyfraud? Certainement, et même de plusieurs, à preuve ce procès ubuesque qui oppose le Conseil Général de Dordogne à un artiste ayant recopié et vendu une fresque de la grotte de Lascaux (la vache noire) à un musée espagnol... chacun se prévalant de.. ce qui semble bien constituer de part et d'autre un copyfraud! davantage de la part du C.G. peut-être que de l'artiste car la repro lui a coûté des mois de travail talentueux.. mais sans la réputation internationale de ses confrères d'il y a 17000 ans et de Lascaux pour laquelle le département -c'est à dire tous- a œuvré et payé, jamais acheteur ne lui eût commandité à ce prix**, une œuvre qui au fond n'est qu'une copie à l'identique de celle d'un ou de plusieurs Léonard cromagnons.  




 **A en juger par le quantum des astreintes -il a gagné en première instance- la somme doit être pharamineuse, d'où ce procès où chacun veut s'attribuer la part du gâteau. Un cas épineux. L'artiste a bien effectué une sorte de copyfraud et c'est en raison du vide juridique de la loi française que le CG de Dordogne a été contraint de se prévaloir d'un copyright tout aussi grotesque -donc d'un copyfraud- pour pouvoir aller en justice. Si le reproducteur avait par exemple effectué une copie à l'identique d'une œuvre libre de droit d'un artiste "reconnu" [mais récemment interdite de visite comme c'est le cas de toute la grotte de Lascaux] et, profitant de cette interdiction, l'eût vendue au prix (?) des œuvres de celui-ci, eût-il été condamné et au bénéfice de qui ? De la collectivité. Mais sans sanction. C'est ce qui a été jugé en première instance. (SUITE, lien)

 

lundi 15 octobre 2012

L'inverse du copyright, dont on ne parle jamais (2), le copyfraud

Suite de l'article (lien)

Mais toutes ces infractions ne sont rien par rapport à ce qui se prépare. La France tend à s’aligner sur le "modèle" britannique où les privatisations du domaine public font flores [ex, les archives depuis 1785 du Times ne sont accessibles que moyennant un abonnement et chaque exemplaire est orné de la mention "© Times Newspapers Limited".] Restriction budgétaire oblige, les bibliothèques publiques sont contraintes de négocier des partenariats avec des entreprises privées auxquelles elles proposent des privatisations temporaires de contenus placés dans le domaine public pour une durée de cinq à dix ans pendant laquelle l’investisseur jouira d’un privilège illégal : les numérisations seront inaccessibles au public et vendues à des particuliers.. ou à des institutions! La culture se privatise à la vitesse grand V. Et même internet.
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LES SUPPORTS "CONSTIPES" ET COPYFRAUDEURS, une manière délicate de tourner la loi .. exactement à contre sens de son esprit.

* Le cas est cocasse d'un clip vidéo que vous avez créé, mis sur Youtube.. qui ensuite le "protège", ce que vous ne souhaitez pas [vous l'avez justement envoyé pour que tous puissent en bénéficier et le télécharger, y compris sur A.P..] et plein de zèle, l'interdit.. y compris à vous-même -mettons que vous avez perdu le film et aviez confiance en eux pour l'avoir conservé, oui mais.. le voilà "protégé", pas prévu, et vous, gros-jean comme devant !- Même histoire ubuesque avec des images également créées par vous [des heures de travail] envoyées sur over blog qui ensuite les "avale" et les garde jalousement pour lui seul, interdisant la reproduction ou ne l'"autorisant" (!) qu'avec la mention publicitaire "grâce à overblog, suscitez vos créations".. voire piratant tout internaute qui les aurait imprudemment téléchargées avec un virus qui en lieu et place de l'image, mettra partout sur le blog la moche spirale avec logo etc !! [Blogger ne le fait pas, à saluer!] Ces copyfrauds constants revêtent la forme délicate et hypocrite de "protection du droit d'un auteur"... lequel n'en demandait pas tant, surtout si c'est lui qui cherche à télécharger son propre travail. 

Parfois la "rétention" revêt la forme encore plus hypocrite du "contrôle parental". Voici un excellent clip anti-Sarko qui avait obtenu 5 étoiles, accessible sur ce blog (lien) .. soumis sur DM au.. filtre parental (!) alors que rien, strictement rien ne le justifie, jugez-en. Et là, si vous n'avez pas pris la précaution de sauvegarder l'embed, [je l'ai fait] vous ne pouvez même plus l'exporter. Ici il s'agit bien évidemment d'une rétention politique et pas forcément (?) vénale, mais le principe est le même. 

Pire encore : des contenus carrément publics et mondialement connus (Mozart, etc..) sont de la même façon indument "protégés" par ces supports qui se comportent alors de bien curieuse manière : on vous "avertit" que vous avez violé un "copyright" (!) avec cependant une mention "si vous n'êtes pas d'accord, indiquez les raisons" (patate!) mais on vous prévient dans la foulée qu'il pourra donc être ajouté de la publicité sur votre vidéo (!?) [ce que par ailleurs ils font de toutes façons mais juste en bandeau de bas de page.] Une manœuvre d'intimidation stupéfiante qui revient à dire "vous êtes dans l'illégalité, très bien on passe, mais on va en profiter pour s'en servir à notre profit." !! Alors que vous ne l'êtes pas, ils le savent fort bien et si c'était le cas, eux le seraient également et ici OUVERTEMENT. Il faut croire en effet que le vide juridique béant sur les copyfrauds fonde les commercieux de la culture à ne rien redouter. En cas de procès (mais qui le fera?) ils pourront toujours arguer qu'il se sont trompés "oui c'est vrai maintenant que vous le dites, Mozart est tombé dans le domaine public, suis-je buse, sorry."

Certes "l’accès restreint à une base de données concerne le droit spécifique de leurs producteurs qui protègent leur investissement" (lien) mais qu'un contenu PUBLIC ou non protégé par l’auteur n’empêche pas le producteur de le restreindre au prétexte... de la protection d'un "copyright" ! ne revient-il pas à un abus de pouvoir, à s'octroyer un droit "en trop" [en raison de la seule possession d'une technique qui ne rajoute rien à l’œuvre au contraire*], un contrat léonin passé avec les internautes qui les alimentent gratos, les prestataires de service se servant d'eux non seulement pour vendre leur pub (OK si elle est discrète) mais refusant ensuite ce pour quoi le deal a été accepté, à savoir de mettre leur contenu libre d'accès ou libre de reprise pour tous ; ils s'octroient le beurre, l'argent du beurre et le cul de la fermière et l'internaute créateur n'a rien de ce qu'il avait voulu et qu'on lui avait annoncé lorsqu'il a consenti à envoyer (lien). 
[Cela rappelle aussi le fonctionnement des banques.]

* Daily motion par exemple décale souvent musique et image de quelques demi ou quart de soupir, une catastrophe, alors que vous vous êtes crevé les yeux à les faire correspondre au micron près.

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UN AUTRE CAS DE "COPYFRAUD" D'UN GENRE SPÉCIAL version "droit à l'image"


 Sharbat Gula, la petite afghane dont l'image a fait le tour du monde et généré pour "Magnun" un profit colossal n'a pas touché un sou de cet argent et vit actuellement dans la misère. Copyfraud? droit à l'image? Mineure lors du cliché, ni elle ni ses parents qui venaient de mourir ne pouvait signer de document y renonçant et on ne le lui a pas demandé. D'où la pétition (lien).

mardi 31 juillet 2012

Délinquance en col blanc et ses victimes

HUMEUR MOROSE...


Certains qui ont été ou sont comme on dit "en délicatesse" avec la justice (détournement de biens, corruption, abus de biens sociaux..) même reconnus coupables et ayant purgé quelque minime peine, enrichis cependant par leur agissements (lorsqu'un délit est reconnu, il y en a en général 10 autres avant) ensuite, sans la moindre gêne, recommencent en plus soft c'est à dire en faisant attention à rester plus ou moins dans un cadre légal... ou d'une autre manière. Ceux qui les ont dénoncés se voient parfois rejetés et ruinés. Qui a dit que bien mal acquis ne profite jamais ?  A la source de toute prospérité, il y a parfois un vol ou une magouille. A la source de toute misère, un volé ou un gogo. Or la société décore les premiers et méprise les seconds. Comment s'étonner de l'augmentation de la délinquance (lien) ? La justice n'y peut rien (lien).

samedi 28 juillet 2012

La presse, un business (presque) comme un autre

Le "post" ayant été racheté entre autre par le "Huttington" et Anne Sinclair (?!), je n'y participe évidemment plus mais je maintiens ce blog relié aux risques de censure de ce journal (assez peu fréquents), même s'il a en partie été transféré sur un autre (lien). Observation: un article mien avait obtenu 34 093 vues (!) en un mois, sans même passer en "une" : le moins que l'on puisse dire est que le nouveau "post" n'est pas sensible au succès! J'ignore ce qu'il est devenu. Mes articles cependant demeurent, qu'il m'arrive de retrouver par hasard sur la toile! (Pseudo "Lydiana" ou "Lydie Brahic", entre autres.) Hélène Larrivé.

vendredi 23 mars 2012

A partir du film de Giovana Massimetti, doublé en français, Anna Politkovskaïa, une femme seule





Commentaires sur "Anna Politkovskaïa, une femme seule"
monté à partir du film de Giovana Massimetto,

Dans le film, magnifique d’où est tiré celui-ci [coupé, remonté puis sous titré en français] on voit au fil des jours son visage se modifier, devenir plus grave, plus personnel ; son sourire n’est plus le même, la jeune femme aimant vivre, danser, la musique, embarquée malgré elle et cependant tout de suite avec passion dans une histoire qui va l’absorber jusqu’à la mort, la sienne, devient autre. La Tchétchénie.

Poutine n’a pas tort lorsqu’il dit qu’elle est seule : non, elle ne l’est pas mais beaucoup ont peur, peur d’elle, de ce qui se passe à un jet de pierre, de ce que font leurs fils devenus des monstres. En le/s dénonçant, elle dérange, cf l’interview de passants à Moscou filant dès qu’on leur demande qui selon eux l’a assassinée. Elle fascine et inquiète : sa mort soulage Poutine certes.. mais aussi ceux qui disaient l’admirer et c’est sans doute sincère, mais qui de son vivant la préféraient ailleurs.

L’actu a besoin de renouveau : 100 morts font 3 colonnes mais 300, une seulement et ensuite il en faut 600 pour un papier en 3. Il y a inflation de l’horreur, circulation, et Anna, même si elle montre les images de torture qu’elle a réussi à filmer (son dernier sujet) semble ressasser. Elle se sent seule. Elle l’est.

On aime les histoires qui finissent bien, que les méchants soient châtiés, les morts ressuscités, avoir l’illusion de participer, si possible sans bouger, à la victoire du bien, être parmi les bons, or elle interpelle : vous, nous sommes tous responsables. On aime aussi agir ou s’en donner l’impression : or devant ses reportages, la seule réponse est le silence ou la mort. Et on aime vivre : Anna qui annonce en souriant qu’elle va mourir, 21 journalistes ont été assassinés avant elle, sa prédiction est évidente, fait peur et culpabilise.

Dans un système totalitaire petit ou grand, être une icône est ce qu’il y de plus dangereux. Lors de la tragédie de Baslan, ce sont les tchétchènes l’ayant suscitée comme médiatrice qui l’ont sans le vouloir condamnée à mort d’où la première tentative d’assassinat. Or, lorsqu’elle rentrera à Moscou, son téléphone restera muet : une héroïne internationale miraculeusement rescapée d’un assassinat médiatisé dont personne quasiment ne se soucie ! inouï ? Non, c’est ça, le fascisme : le silence, le détournement, l’isolement suscité par la peur.

C’est loin ? Non c’est ici : le totalitarisme se déploie à tous les niveaux, du plus grandiose au plus minime voire grotesque, une question de degré et non de nature. Partout, ses prémisses invisibles. Lorsque vous êtes en lutte hard avec quelques mini puissants coalisés, patron, hommes politiques, notables.. habitués depuis toujours à régner sans souci des autres et des lois et sans jamais être inquiétés, vous vous heurtez alors exactement au même procès: admiration et évitement; les termes mêmes employés sont identiques, vous êtes un fou ou un héroïque (!!) .. que l’on préfère loin ; certains vous évitent pour feindre ensuite n’avoir rien su et se réjouir lorsque vous aurez gagné : on adore que David vainque Goliath surtout si on n’a pas eu à mouiller sa chemise.. Le pouvoir a voulu faire un exemple même si parfois l’exemple a finalement joué à contre sens.

Etrange solitude, une solitude encombrée et d’autant plus pesante. Encore ne risque-t-on pas sa vie, juste son équilibre mais le principe est identique. Parfois ce sont des amis pour qui soudain on est devenu patate chaude quoique dans des conversations perso (avec qui va le rapporter!) ils ne tarissent pas d’éloges. Sincères.

La scène où une voisine furieuse s’en prend violemment à un jeune qui, au lendemain de la mort d’Anna, apporte des fleurs devant l’immeuble déjà jonché : "Partez ! qu’avez-vous à transformer cette entrée en cimetière ! Inconscient ! nous on passe tout le temps devant ! Vous allez tous nous faire tuer. Si elle s’était occupée de ses affaires et de ses enfants, on n’en serait pas là" peut être transposée : ces mots, je les ai entendus exactement ["qu’elle dégage et ne dérange plus la circulation, si elle s’était occupée de ses affaires, ça ne lui serait pas arrivé. Et si on s’en occupe, ça pourra également nous arriver.. et personne ne s'en souciera" etc.] Une différence de degré seulement.

lundi 12 mars 2012

Anna Politkovskaïa... et Marylin en somme.. Happy birthday Mr President..

Soins dentaires pour la France d'en bas ou d'entre deux eaux.. Pas piqué des hannetons...

(lien avec le Canard du Midi)

Questions dentaires... Me voilà avec des dents qui se barrent bêtement bien que saines. Je laisse courir.. puis, boostée par des potes, je me décide un jour de grand courage à aller consulter un dentiste qui m'est recommandé, de la part de l'un d'eux, beau riche et célèbre (enfin, ici).

Jour J. Cabinet cosy, "Voici" ou "Voilà" dans la salle d'attente, j'apprends donc avec satisfaction que Cécilia est réconciliée avec Carla, j'ignorais qu'elles fussent en froid.. et que les cadeaux pour Julia (qui est Julia?) avoisinnent les 100 000 E, je m'en re réjouis... Et puis c'est mon tour, zut, je ne saurai jamais qui est Julia.

Panoramique illico, je râle un peu mais bon. Et l'homme de l'art enfin. Sympa, léger accent belge chantant, il regarde ma radio. Bonne nouvelle, ma mâchoire est en béton, j'avais peur qu'elle ne soit naze, des dents saines qui se barrent de temps en temps, c'est louche. Donc un appareil ou demi appareil et deux implants pour les clipser, c'est ce qu'il me faut. Pas question de devoir enlever le truc pour le mettre sur la table de nuit, ouf. Pour le haut, même chose mais peut-être avec 4 implants pour le tenir fixe, pas obligé. Un stellite ça s'appelle. Que faire? Et j'aurai un provisoire en attendant, tout baigne.

Puis il me conduit vers sa secrétaire pour le "devis", qu'on dit. Ordinateur, imprimante, gzzzziiii gsiiiiiii et il sort, le coquin. Entre temps, le dentiste s'est pudiquement éclipsé. Allez, je ne vais pas vous faire languir: 10 000 E pour le simple et 14 000 si je prends le forfait-4 clips, sans les soins qui eux seront remboursés. Là, je m'étouffe de rire. Et le reste? C'est à voir avec ma mutuelle. Ah bon. Et si dès fois, juste une question comme ça, je n'avais pas les moyens de sortir d'un chapeau 14 000 E demandé-je. La jeune femme qui doit gagner 1000 E/mois objecte que ce sont des soins importants. Certes mais justement. Et ceux qui ne peuvent pas ? C'est embêtant concède-t-elle. Ça tu l'as dit ma belle. Comme bonus, ne peut-on pas aussi me remonter les seins? Je suis chiante, j'estime en avoir le droit pour le prix.

Inacceptable. Mais je vais le faire, plus moyen de manger ni de sourire. Avec grosse culpabilité pour ceux qui ne peuvent. Je prends RV, pensant que pour 10000 E ce serait demain aux aurores: que nenni, il n'y a pas de place avant 15 jours, la crise ne touche pas tout le monde. Je pique "Voici" en partant, je saurai au moins qui est Julia. 

Liberté (soit, moyen, mettons 6/10) ; égalité (là mon coco, 0 éliminatoire) ; fraternité (bof, 4/10) = moyenne à 0,3/10, recalé au bac. Les droits de l'homme sont devenus les droits des riches. Réagissez, tous ! On est des veaux.

lundi 5 mars 2012

Le Koursk, chant des sous mariniers... La mort peut-être programmée de 118 jeunes sous mariniers pour raison d'état..




A partir de la thèse de Jean-Pierre Petit, astrophysicien (lien). 

"On a pu lire qu'une torpille ultra-dangereuse, propulsée par un mélange carburant comburant, ne dépassant pas 120 km/h, (abandonnées depuis 30 ans par toutes les marines) avait explosé. Que le Koursk servi par un équipage d'élite n’aurait pas eu d’équipements de sauvetage... Que toutes ses portes de communications auraient été laissées ouvertes, ce qui aurait noyé tous les compartiments d'un coup (la marine russe assura "qu'il y avait peu de chances qu'on retrouve qui que ce soit de vivant")… que le Koursk, posé sur un fond de 90 m seulement ne disposait d'aucun moyen de communication si ce n'est les coups frappés par l'équipage que de nombreux navires enregistrèrent pendant les jours qui suivirent !

Des incohérences : le croiseur Pierre le Grand à propulsion nucléaire, lorsque le naufrage du Koursk se produisit, au lieu de s'approcher, s'éloigna. Or la partie supérieure de sa coque était à 90 m de la surface et la présence de survivants était certaine. Et 90 m, pour un sous-marin échoué sur le fond, ce n'est rien. C'est une profondeur que peuvent atteindre des plongeurs simplement à l'air, limite, mais jouable. S'il y avait un sas coincé, il aurait été possible de le décoincer en tirant dessus de l'extérieur : toutes les marines disposent de simples sacs qu'on remplit d'air et qui (par la poussée d'Archimède) peuvent déployer des forces d'arrachement considérable. Le Koursk était super-équipé en matière d'évacuation, il y avait maints bateaux de toutes nationalités autour, et le temps était idéal.

Le trou : un trou rond, taillé à l’emporte pièce, béait sur son flan (image) d'un diamètre d'1 m et "les tôles sont pliées vers l'intérieur", ce qui évoque un "tir au contact" avec un obus à haut pouvoir de perforation, introduisant une charge explosive temporisée. Le dard, projeté en avant à très grande vitesse, perce aisément des blindages dépassant 10 cm.

Deux rumeurs : un ingénieur atomiste ayant travaillé sur le Koursk aurait été assassiné et "retrouvé découpé en morceaux" et une mutinerie se serait produite à bord : au moment où les enquêteurs auraient pénétré dans la coque renflouée ils auraient retrouvé l'officier chargé de garder la salle d'arme une balle dans la tête.

Les torpilles top secret : les américains ont développé dès 70 une torpille MHD (2000 km/h !) d’une importance capitale : l'arme la plus dangereuse en cas de conflit nucléaire est le sous-marin. Les russes ne furent-ils pas dès les années 50 leaders en matière de MHD ?

Une branche du KGB anti Poutine assure qu’un général chinois avait embarqué ainsi que 2 arabes. Il était question de tirer devant eux une torpille MHD. Les services secrets américains étaient au courant : un sous-marin s'est approché du Koursk et lui a intimé par sonar l'ordre de faire surface et de lui remettre ses 3 VIP. Le commandant a refusé et les américains ont lancé un tir au contact à charge différée qui permet à l’assaillant de prendre le large (il y eut 2 explosions, le 2ème plus forte que la 1ère.) En visant la salle des torpilles, le tir coulera sa cible mais aucun signal sonar trahissant la course d'une torpille ne sera détecté et on pourra croire à un "simple accident".

Les russes craignent que l'on n'apprenne la présence de ces VIP et qu'on découvre ces torpilles. Le Pierre le Grand lance un ordre sonar de verrouiller à distance toutes les issues du Koursk, met HS ses dispositifs d'évacuation et de communication puis émet un message à l'attention de tout ce qui navigue en mer de Barentz : "le premier qui s'approche du Koursk, on le coule". Il y a eu ensuite tentative de récupération des VIP à l'aide d'un sous-marin de poche (cf des images) qui ne pouvait évacuer que 8 personnes -c’est là qu'il y aurait eu mutinerie-. Quant à la récupération "pour raisons humanitaires" ! si la partie avant a été sectionnée, c’est qu’il devait y subsister des MHD dont la Grosse de 1 m mètre de diamètre."

vendredi 17 février 2012

Claire Ly, rescapée du génocide de Pol Pot, les victimes ne sont pas toutes ce que l'on pense

 Une femme d'exception, qui vit à Alès http://mesvideos.croire.com/video/iLyROoafY2ug.html Ne ratez pas son interview ! Écrit le 17 février 2012

9 novembre 2012 Rectification. Les articles se suivent et ne se ressemblent pas; je viens le de lire son livre à tout allure trouvé par hasard à Emmaüs. Et je n'ai pas du tout aimé, une assez belle chute. Le coup de Marie-Antoinette aux champs parmi "la populace" -ce qu'on peut lire en clair et deviner en filigrane tout au long du bouquin- surtout de quelqu'un qui se dit philosophe! Observation : ceux qui se sortent de telles affaires -certes atroces- sont souvent des ultras favorisés mieux armés ensuite, ayant prévu -ou du moins su* être aidés-... et notre engagement envers eux ne doit pas nous faire oublier les autres, ces "paysans" incultes et grossiers [eux aussi, et plus qu'elle, victimes] vis à vis desquels elle ne cache pas son mépris d'aristo. Des passages intéressants tout de même sur le bouddhisme qui compatit mais n'agit pas, puisque c'est le karma.
* Quelques petites invraisemblance tout de même, passons. Il est évident que tout n'est pas dit, normal, mais ad meliorem pro domo, et là ça me gêne.

Les statisitques sur la délinquance des "étrangers", une vaste fumisterie !

Les statistiques et la sociologie sont des sciences relativement exactes, y compris lorsqu'elles posent leurs limites par le biais de la notion de probabilité. Avec ces "chiffres" sur la délinquance des "étrangers", on a exactement l'exemple-type de ce qu'il ne faut pas faire à deux titres (lien avec le canard du Midi).
 
On mesure deux faits sociaux qui n'ont a priori rien à voir (la délinquance ET une situation particulière, mettons "être étranger", comme on aurait aussi bien pu choisir "faire plus d'1,70 m", "être gaucher", "myope" ou "juif" etc..)  ET on les associe (au nom de quoi ? de notre pifomètre qui, comme on sait, est infaillible!) puis on établit une relation causale de l'un à l'autre, en fait déjà présupposée (indirectement ou carrément.) Et hop ! Il y a x% d'étrangers arrêtés pour délinquance alors qu'ils ne sont que x'% de la population, et seulement y% de natives qui sont y'% de l'ensemble; x/x'>y/y', youpii !! les étrangers sont sur représentés donc PLUS DÉLINQUANTS ... Et hop dehors.

Première erreur : la proportion d'étrangers est invérifiable (les sans papiers par ex ne sont pas représentés, ni les touristes). Deuxième : on compte les "arrêtés", qu'ils aient ou non été reconnus coupables! (Or le type physique peut influencer le "choix" des individus à "vérifier" en priorité isn'it?!) Troisième erreur, la plus grave : au nom de quoi fait-on a priori un lien entre deux situations, "être étranger" ET "être délinquant"? N'y a-t-il pas (peut-être!) une infinité de paramètres combinés qui jouent, que nous ne n'avons pas envisagés, par ex le milieu social, la situation familiale, le lieu ou le mode d'habitat, le niveau d'instruction, de langue, d'anomie, l'ensemble de tout cela ou de quelques critères seulement, voire RIEN DU TOUT ? Il aurait fallu un échantillonnage rigoureux et représentatif, et comparer le plus finement possible situation équivalente à situation [quasi] équivalente pour cerner les éléments déterminants significatifs de la délinquance et non cibler d'emblée UN élément.. Et encore, les critères sont si nombreux qu'on n'arrive jamais à une totale rigueur parce que des situations ne sont jamais totalement identiques.. D'où la notion de probabilité. Il reste que ce lamentable bidouillage de café du commerce qui met benoîtement dos à dos deux chiffres, de surcroît biaisés, s'auto proclamant "science" est spécieux et indigne.

Un exemple banal de ce type d'erreur : il y a beaucoup de viornes-tins dans la garrigue et très peu d'eau. Donc ce sont les viornes qui sont responsables de la sécheresse! (première erreur, reliée à une pensée mécaniste.) Donc arrachons les et il y aura davantage d'eau (deuxième erreur). Et évidemment c'est l'inverse! ils retenaient la terre et l'humidité et une fois supprimés, elle va se dessécher davantage et glisser dans le lit de la rivière. C'est exactement ce que fait Sarko ici. De l'exercice illégal et la sociologie en somme.